La protection de l’environnement est un enjeu social et même humain pour les générations futures. Les Français ont montré à maintes reprises que la protection de l’environnement était devenue une de leurs priorités essentielles. Un devoir pour la Terre exprimé par des gestes simples que nombre de Français accomplissent quotidiennement : éteindre ses appareils électriques, trier ses déchets, éviter les produits jetables, prendre une douche plutôt qu'un bain et conduire moins vite...

Comment ces préoccupations écologiques impactent-elles l’organisation des vacances de nos compatriotes ?
Dans une vingtaine d’années, selon les prévisions de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), plus d’un milliard et demi de voyageurs traverseront une frontière. Or le tourisme est source de développement économique. Pour information, la France est un acteur incontournable du tourisme à l'échelle mondiale. Le secteur du tourisme représente environ 7% de son PIB et plus d'un million d'emplois directs et autant d'indirects.
Pourtant le tourisme peut être à l’origine de pressions fortes sur l’environnement, comme le réchauffement climatique.
Néanmoins il est légitime de s’interroger :
Les vacanciers français sont-ils sensibles au réchauffement climatique ?
Cette préoccupation sociétale influence-t-elle l’organisation de leurs séjours et vacances ?
Dans le cadre de son Baromètre annuel* (réalisé par le cabinet Raffour Interactif), Opodo a posé la question suivante aux Français partis en vacances en 2008 :
“Le réchauffement climatique de la planète vous incite-t-il (ou non) à organiser vos vacances de façon à limiter l'émission de gaz à effet de serre ?”
Il ressort que 20% des vacanciers français répondent que cela leur importe.
1er constat - Les vacanciers français sont préoccupés par la crise
Sur la base des données 2007 et 2008, on relève que la proportion de Français partis qui ne s'en préoccupent pas a augmenté de 4 points en 2008 :
80% ont répondu "Non" en 2008 contre 76% en 2007.
La prise en compte effective du réchauffement climatique dans l’organisation des vacances demeure donc limitée.
Surprenant et contradictoire ? Effet probable de la crise, si cette prise de conscience environnementale est présente, la prise en compte réelle du réchauffement climatique dans l’organisation des vacances demeure restreinte.
Pourquoi ? Parce que le passage à l’acte est freiné par une préoccupation majeure, LA préoccupation prioritaire : celle du pouvoir d’achat.
Notre article paru le 1er avril 2009 sur le blog suite à notre Baromètre 2009 a mis en évidence la nouvelle stratégie de comportement du consommateur : comparer, réserver tôt, dépenser moins sur place.
2è constat - Comment pensent agir les Français soucieux d’écologie ?
Parmi les Français partis qui se disent sensibles au problème du réchauffement climatique (soit 20% de ceux partis en 2008), les actions concrètes qu’ils sont prêts à mettre en œuvre en 2009 dans le cadre de leurs séjours de loisirs sont par ordre de préférence :
1. choisir, lorsque cela est possible, le mode de transport le moins polluant,
2. réserver un hébergement en privilégiant les hôtels, résidences, gîtes, campings qui respectent des normes environnementales,
3. partir moins souvent,
4. verser, pour chacun de leurs trajets de tourisme, une compensation financière "carbone" : cliquez ici pour en savoir plus sur la compensation carbone.
Mais ces tendances pourraient s'accentuer dans les prochaines années. En effet 23% des Français partis en 2008, qui aujourd’hui ne cherchent pas à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre au cours de leurs vacances, pensent peut-être le faire à l'avenir.
Petra Friedmann, Directrice Générale d’Opodo France, commente : "Si lutter contre le réchauffement climatique signifie payer plus cher et partir moins, les Français ne sont pas encore prêts à se sacrifier. C’est à tous les acteurs de la chaîne du tourisme (promoteurs, industriels, organisateurs, réceptifs, transporteurs, Etat etc.) de se mobiliser pour proposer des solutions tout à la fois respectueuses de l’environnement et économiquement abordables. Alors seulement les Français pourront combiner sans entrave leur désir d’évasion et leurs préoccupations écologiques".
L’équipe d’Opodo vous invite à réagir sur ce sujet. Exprimez-vous sur ce blog.
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Prenez-vous en compte l'écologie, le respect de l'environnement lors de vos achats de déplacements et de voyages ?
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Etes-vous suffisamment informés sur le sujet ?
A lire sur le même sujet : Compagnies aériennes et C02 : quelles perspectives ?

*Depuis 6 ans, le Baromètre Opodo mesure avec précision l’évolution des départs en courts séjours marchands et/ou en longs séjours ainsi que l’utilisation que font les Français de l’Internet pour préparer et acheter leurs voyages. Le Baromètre 2009 a été réalisé en janvier/ février par le Cabinet Raffour Interactif auprès de 1 000 personnes représentatives de la population française de 15 ans et plus (par enquêteurs professionnels en face à face à domicile), méthode des quotas.
Lexique :
- Courts séjours marchands : une à trois nuitées consécutives en dehors du domicile principal pour un motif personnel. Les courts séjours mesurés dans ce baromètre sont uniquement marchands : avec hébergement payant en hôtels, campings, gîtes, locations, forfaits tout compris. Nous excluons volontairement les courts séjours non marchands.
- Longs séjours ou "vacances" : au moins quatre nuitées consécutives de tourisme de loisir en dehors du domicile principal.
- Partis: représente le total des partants en courts séjours marchands et/ou en longs séjours (marchands ou non marchands).